Ilios

"Sois heureux un instant, cet instant c'est ta vie"

Omar Khayyâm

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30 SEPTEMBRE 2016

Saut

“Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l'ont l’ont fait” Mark Twain

Nourri de rêves et d’idéaux, qui n’a pas, dans sa jeunesse, imaginé des projets parfois un peu fous? Il peut arriver que, chemin faisant, les événements de la vie ou même les discours de nos proches («Tu n’y arriveras pas», «Sois raisonnable», «Si tu rêves trop, plus dure sera la chute») nous dissuadent de les suivre.
Que l’on s’en rende compte ou pas, nos croyances contribuent à façonner nos comportements. Analysons par exemple le fait de s’engager dans un projet et de persévérer, malgré les difficultés. Notre motivation repose sur le fait de penser que ce défi est réalisable et que nous sommes capables de le relever. A contrario, face à certains challenges, des craintes paralysantes peuvent nous traverser l’esprit: «C’est faisable pour les autres, mais pas pour moi, à cause de ma maladresse, ma malchance, mon manque de compétences...
Qu’il soit question d’acquérir une nouvelle compétence (instrument de musique, langue étrangère...) ou de s’engager dans une nouvelle relation, un nouveau challenge, postuler que «c’est impossible» nous amène à ne même pas commencer, ou à nous décourager très vite. La première difficulté, le moindre échec viendront confirmer notre croyance pessimiste de départ.  
Heureusement, nous pouvons retrouver notre regard d’enfant, ce regard neuf, libre de certitudes limitatives qui nous encombrent l’esprit et restreignent notre horizon. Dotés de ce regard qui juge moins, nous serons mieux outillés pour oser aller de l’avant, conscients que nous nous relèverons de nos chutes en ayant gagné en expérience et en sagesse.

(ce billet a été publié dans Gaël en Juin 2016)

 


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15 JUILLET 2016

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"On n’a pas le temps, la vie est si brève, pour les chamailleries, les excuses, l’animosité, les appels à rendre des comptes. On n’a que le temps pour aimer, que pour ça, et pas un instant de plus." Mark Twain

Face à toute l'horreur et aux souffrances, où qu'elles soient, le monde n'a-t-il pas surtout besoin de bienveillance ? Que nous pouvons commencer à cultiver là nous sommes. Cette bienveillance n'est pas une forme de passivité face aux horreurs, mais au contraire la condition pour nous engager dans une action juste. 
Voici le lien pour les 3 minutes de méditations sur la bienveillance de Christophe André.
Chaleureusement,

Ilios
 


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08 JUILLET 2016

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"Ne crains pas d’avancer lentement, crains seulement de t’arrêter”  Lao Tseu

Dans un monde où tout s’accélère, nous avons parfois l’illusion que seule la vitesse peut nous faire réussir. La pub, les médias nous poussent à vouloir tout, très vite. Ils nous vantent des méthodes rapides et sans efforts pour, par exemple, maîtriser une langue étrangère, retrouver la forme, être heureux.
Aujourd’hui, la lenteur est souvent présentée comme le signe de la paresse ou de l’incompétence. Pourtant, chaque apprentissage nécessite du temps. Pensons à celui qu’il nous a fallu pour apprendre à marcher, faire du vélo, parler! Le végétal pousse à sa propre cadence, lentement mais sûrement. C’est ce qui caractérise le tempo de la nature. Si nous restons rivés au résultat final, sans prêter attention aux étapes, cette lenteur peut être prise pour du surplace, de l’immobilisme. Est-il utile de vouloir forcer l’évolution? Tirer sur une plante la fera-t-elle pousser plus vite?
Avancer lentement, c’est laisser place à son rythme intérieur, se montrer humble, simplement humain, et reconnaître que les petits pas sont parfois la manière la plus sûre de progresser, en tenant la cadence sur le long terme. Avancer lentement, c’est aussi une invitation à savourer chaque pas du chemin plutôt que d’être obsédé uniquement par sa destination.

Ce billet a été initialement publié dans Gaël en mai 2016.

 


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21 JUIN 2016

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"Work on yourself, not on your selfie”

N'y a il pas deux manière très différentes de concevoir le « travail sur soi »? La première renvoie à l'obsession de l’apparence, à l’image que l’on présente aux autres et donc aussi à la comparaison. Si notre motivation se base sur ce que les autres vont dire et penser, nous risquons de ne jamais être satisfaits! Nous trouverons toujours une personne qui nous aime moins ou pas, nous critique, ou une situation où nous ne nous sentons pas à la hauteur... Le trait de personnalité des personnes très préoccupées par leur image, que l’on appelle le narcissisme, les rend très fragiles. La comparaison sociale (notre bien-être dépend de comment les autres nous perçoivent) a des effets négatifs tant au niveau individuel que dans nos relations. L’autre versant du travail sur soi, est une manière d’apprendre à mieux se connaître, à apprivoiser notre vie intérieure, nos valeurs et nos priorités, et à s’y relier régulièrement. Qu’est ce qui est essentiel dans ma vie ? A quoi ai je envie de consacrer mon énergie ? Qu’est ce qui me fait vibrer ? Ces questions nous permettent d’avoir plus facilement accès à nos ressources, de rechercher une motivation interne et d’incarner nos valeurs sans trop nous comparer aux autres. Donc, cap sur l’essence (le « self ») plutôt que sur l’apparence (le « selfie ») pour plus de liberté et une vie plus centrée et plus cohérente.

Ce billet a été publié dans le Gaël du mois d'avril 2016.


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14 JUIN 2016

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14 juin

Dépasser nos peurs 

"La peur n'empêche pas de mourir, mais elle empêche de vivre"

La peur est une émotion puissante, qui influe sur nos pensées, nos comportements et notre corps, sans que nous en soyons toujours conscients. 
Elle nous avertit utilement d'un danger mais elle ne nous protège pas à tous les coups. Prenons l’exemple de l’angoisse d'abandon : la peur du rejet ne nous empêche hélas pas d’être rejeté... Au contraire, elle peut nous retenir d’aller vers les autres ou rendre nos relations tendues et conflictuelles. Lutter contre la peur est rarement efficace, cela peut même la nourrir. 

Quand elle prend le dessus, la peur peut en devenir paralysante:
> elle nous bloque et nous nous focalisons sur ce que nous craignons, nous ne voyons plus rien d’autre 
> elle s’alimente d'elle-même et on finit par craindre de plus en plus de choses, comme par contagion
> elle crée des cercles vicieux au point que nous finissons par avoir peur... de notre propre peur 
> elle réduit notre liberté et notre champ d'action, il suffit de penser à tout ce que nous ne faisons pas par peur 

Un des meilleurs antidotes à la peur, c'est de l'apprivoiser: apprendre doucement à y faire face en étant présent aux sensations qu'elle engendre, comme notre ventre qui se serre, en restant en contact avec elle pour mieux la comprendre. En l'observant régulièrement avec curiosité ("Tiens, voilà ma petite anxiété qui se pointe!"), nous apprendrons à ne plus craindre notre peur et donc ne plus obéir. Il s'agit alors d'avancer dans notre vie avec elle et non pas guidé par elle.

Ce billet a été publié dans Gaël en mars 2016.


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22 MARS 2016

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"La bonté de l’homme est une flamme qu’on peut cacher mais qu’on ne peut jamais éteindre" - Nelson Mandela

Aider et prendre soin comme nous le pouvons. Nous montrer solidaires. Ouvrir notre cœur. Cultiver la générosité et l’écoute. C’est au cœur même des tempêtes que nous pouvons incarner ce qu’il y a de plus essentiel. C’est peut être justement dans ces moments ou l’horreur prend tant de place qu’il importe de prendre soin et de partager ce qu’il a de plus beau, bon et vrai en nous, entre nous.

Avec mes pensées les plus chaleureuses,

Ilios


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21 MARS 2016

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Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver racontés, le matin, à la table des anges.
Khalil Gibran

Ce début de printemps nous permet d’assister au bourgeonnement joyeux de la vie. Partout, la nature refleurit. L’équinoxe du printemps nous rappelle aussi de prendre soin de notre jardin intérieur.
Nous connecter à notre terre intime pour honorer et célébrer la vie. Retrouver au cœur de nous l’espace silencieux dans lequel peut chanter la joie du monde.
Beau printemps à toutes et tous.


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28 FéVRIER 2016

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La première de nos deux traditionnelles journées Emergences de septembre est annoncée, elle aura lieu le 24 septembre de 9h30 à 17h et aura pour thème la transmission.

Pour nous, les humains, la transmission est un processus central, au cœur même de la vie. Elle initie le don de ce que nous avons nous-mêmes reçu ou appris. Consciemment ou non, nous transmettons à notre entourage, à nos descendants, de nombreuses choses : des savoirs, des valeurs, des expériences, des aptitudes, des récits de vie, de l’amour…
Elle répond aussi à notre besoin de partage, allège notre finitude, ouvre le passage nécessaire entre les êtres et les générations.

Nous nous intéresserons bien sûr aux éclosions positives, à ce que l’on peut faire émerger de positif chez les autres, que ce soit par la bienveillance, la confiance, l’exemple. Nous nous pencherons aussi sur les aspects plus difficiles que nous véhiculons aussi.

En compagnie de Céline Alvarez, Christophe André, Frère Guillaume, Catherine Gueguen, Frédéric Lenoir, Matthieu Ricard et Rebecca Shankland, nous explorerons différents points de vue sur la transmission, entre philosophie, psychologie, médecine et recherche.

Comme d'habitude, il y aura des exercices pratiques et des respirations musicales, cette année le voyage musical sera en compagnie de Julien Brocal et de la chorale Equinox.
Comme en 2014, c'est lors de la journée que Matthieu Ricard remettra le Prix Emergences - L'Iconoclaste, d'une valeur de 5000 euros, à l'association sélectionnée. Tous les détails pour concourir bientôt sur le site.

Infos pratiques

Inscriptions : Les inscriptions sont gérées par notre partenaire Ticketmaster.
Vous pouvez acheter vos billets :
- par internet, sur le site de Ticketmaster

Achetez votre billet en ligne

- par téléphone, en appelant Ticketmaster au +32-70-222107
- dans des points de vente physiques (en Belgique uniquement). La liste est consultable ici, sur le site de Ticketmaster.

Les personnes à mobilité réduite sont les bienvenues à l’événement. Ces personnes et leur accompagnant sont invités à acheter leurs billets directement auprès de Ticketmaster, par téléphone au +32-70-222107 ou par email à help@ticketmaster.be.

Repas : Un lunch est compris dans le prix du ticket, et un accueil café sera offert le matin.

Accès & Plan de salle : Le plan de salle est consultable ici, et le plan d'accès ici.
Nous vous conseillons plus que vivement de venir en transports en commun. Le site du Heysel est très bien desservi en bus, trams et métros. Par la route, même si l'accès est facile, les derniers mètres jusqu'au parking vous prendront entre 30 minutes et 1 heure et vous raterez immanquablement le début de la journée, en risquant de l'entamer dans la contrariété.
 

Réservez votre hôtel en ligne

Grâce à Brussels Booking Desk, vous pouvez réserver un hôtel à prix préférentiel pour la période du 23 au 25 septembre.

Tous les bénéfices de cette journée animée par Ilios Kotsou seront consacrés à des projets solidaires, en Belgique et dans des pays du Sud.


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20 FéVRIER 2016

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"En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d'être heureux." Marc Aurèle

Dans le cadre de la Foire du Livre de Bruxelles dont le thème est "le bonheur est à la page", un petit rappel de 3 conférences gratuites à ne pas manquer aujourd'hui:

14h Eve Ricard et André Comte Sponville "Savourer l'instant présent"
15h Isabelle Cassiers "Le bonheur vu du Vouthan"
16h Ilios Kotsou "Est-il possible d'être heureux aujourd'hui?"

Bienvenue à toutes et tous,


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19 JANVIER 2016

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Le mois de janvier est traditionnellement le moment de former des vœux, pour soi et les autres, et de lister de « bonnes résolutions ». Ces voeux et ces bonnes résolutions se rapportent le plus souvent aux onze mois qui vont suivre. Et donc à « après ».
Cependant, en se centrant sur l’après, ne risquons-nous pas de négliger l’importance de « maintenant » ?
Bien sûr, ces projets et résolutions sont fondamentaux pour nous situer, être en lien, aller vers nos valeurs. 
Mais chaque projet ne se construit il pas maintenant ? Le moment présent n’est il pas le seul moment où nous pouvons poser nos actions et prendre nos décisions ?
Chaque moment n’est-il pas présent dans ce moment ? Chaque pas dans ce pas ?


Pour cette année, je vous souhaite de cultiver votre qualité de présence,
Cette  présence qui nous permet d’être attentif à chaque pas de notre voyage, d’éviter – autant que possible - les ravins, de savourer la beauté des paysages et la magie des arc-en ciels,
Maintenant,

Cette présence qui nous ouvre à plus de bienveillance envers nos compagnes/compagnons de route et envers nous-même,
Maintenant,

Cette présence qui oriente notre regard : il ne s’agit pas de nier la détresse, les souffrances ou les difficultés, mais de consacrer au moins autant d’attention à la beauté, la générosité et les bonnes nouvelles,
Maintenant,

Cette présence qui nous aide à apporter notre énergie à ce qu’il est possible de faire, juste maintenant, pour soulager ces souffrances et rendre notre monde plus juste,
Et tout cela, juste là,
Dans chacun de nos pas, dans ce pas ci,
Maintenant,

Amicalement,

Ilios