Ilios

"Sois heureux un instant, cet instant c'est ta vie"

Omar Khayyâm

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03 MAI 2017

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"Il faudrait se lever tous les jours avec un sentiment d'espoir et que la journée se termine avec l'impression d'un progrès." Yehudi Menuhin

Souvenir d'un moment de méditation et musique à Paris, lors du festival d'hommage à Yehudi Menuhin, que j'ai eu la chance de partager avec Lilit Grigoryan, membre de Partitura.

Belle journée à toutes et tous,


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18 AVRIL 2017

Happiness

« Tout le bonheur du monde est dans l’inattendu », d’Ormesson

Chacun d’entre nous a sa propre vision du bonheur. Liée tant à notre contexte culturel qu’à notre éducation et influencée par nos expériences de vie, cette représentation crée des attentes en nous, irréelles, qui risquent bien souvent d’être déçues. En effet, la vie se déroule rarement comme le scénario que nous nous sommes inventés. Ce qui devrait immanquablement nous rendre heureux en rêve nous ravit rarement dans la réalité, et vice et versa. Autre souci de ces constructions imaginaires : elles nous coupent du moment présent. Nous sommes tellement focalisés sur ce que notre tête nous raconte (comment les choses devraient se passer) que l’on peut passer à côté de ce qui se passe en réalité dans notre vie
C’est ce qui explique en partie pourquoi on a souvent l’impression de mieux profiter, et de garder de meilleurs souvenirs, de rencontres inattendues plutôt que de moments organisés.
La chance au hasard ? Pas uniquement. Ce qui est inattendu est, par définition, davantage savouré d’un oeil neuf. Comment vivre au présent et aborder nos relations avec l’esprit du débutant, dans l’optique d’une « première fois »? Cette manière de s’ouvrir à la vie telle qu’elle s’offre à nous, en acceptant que l’on ne contrôle pas tout, nous permet de nous laisser surprendre par la magie de l’instant. Magie qui peut dès lors illuminer n’importe quel moment ordinaire de notre quotidien.

(ce billet a initialement été publié dans Gael)


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07 FéVRIER 2017

Broccoli

 

« La cuisine, c’est comme l’amour, on y pénètre avec abandon ou pas du tout.”, de Harriet Van Horne

Pour certain(e)s, la cuisine au quotidien est un véritable fardeau ; pour d’autres une fête, voire une passion. Comment expliquer cela, au-delà bien sûr de nos préférences et aspirations individuelles ? Est-ce parce qu’elle nous demande du temps (dont on ne dispose pas toujours dans nos marathons quotidiens) ? Est-ce parce que cette activité requiert des habiletés et nous met dès lors face à nos apprentissages toujours à perpétuer ?
C’est à mon sens, une fois de plus, l’attitude intérieure qui est en mesure de tout changer. Comme dans beaucoup d’activités du quotidien, dans notre vie qui pour beaucoup est une routine par moments indigeste et stressante, la clé ne résiderait-elle pas dans le fait de s’aventurer chaque matin, à chaque pas, à chaque repas, dans l’inconnu ? Laisser les attentes au vestiaire et surtout, (re)donner toute la place à notre imagination pour qu’à partir d’ingrédients habituels se dessinent mille nouvelles recettes. Comme en amour, nos attentes nous tendent de sacrés pièges derrière les fourneaux : envie de revivre une sensation connue, de faire plaisir, de ne pas décevoir,… Quand nous l’utilisons mal notre mémoire risque de nous faire souffrir et de nous faire passer à côté de toutes les bonnes surprises du présent en ne nous laissant voir la vie qu’à travers le filtre de nos constructions mentales (peurs, désirs,…) Dès lors, cultiver une forme d’abandon nous propose de simplement goûter ce qui est là, avec une réelle curiosité, un œil nouveau, frais, accueillant. 
Cultiver l’abandon, c’est également consentir à une joyeuse imperfection : nous ne sera pas exactement comme nous l’avons imaginé, nous raterons nos recettes, pour mieux recommencer et pour réussir des plats aux saveurs improbables et incroyables. Ne nous contentons pas de la recette des habitudes, tentons du mieux que nous le pouvons de nous ouvrir à la magie de ce que chaque contexte, chaque moment peut amener d’étonnant, pour peu que nous soyons vraiment présents. Avec beaucoup de douceur et sans nous mettre la barre trop haut, évidemment !

Belle semaine à toutes et tous ! :)

(cette chronique a initialement été publiée dans la revue Gael)


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31 JANVIER 2017

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"Moins vous acceptez vos limites, plus vous êtes prisonniers !" Christophe André

Je vous propose de lire ou redécouvrir, en suivant ce lien, un de mes billets écrits pour Psychologies Magazine sur le thème de "Un mois pour reprendre le contrôle".

Bonne lecture !


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26 JANVIER 2017

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"D’habitude, nous pensons que les gens courageux n’ont peur de rien. En fait, ce sont des intimes de la peur."

Pema Chödrön

Retour sur un billet pour Psychologies Magazine sur le thème de faire face à nos peurs.

Belle semaine à toutes et tous !

Ilios


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03 JANVIER 2017

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« Le coeur a ses raisons que la raison ignore ». Pascal

Notre culture occidentale oppose depuis le 17ème siècle, celui de Descartes et de Pascal, raison et émotion. L’émotion plutôt associée au côté féminin, est supposée venir troubler la raison, vue comme masculine, qui permet de prendre de bonnes décisions. Heureusement, les recherches menées en neurosciences depuis une vingtaine d’année battent en brèche cette vision binaire. Il est clair et désormais prouvé scientifiquement que ces deux fonctions, la pensée et l’émotion, ne sont pas totalement séparées et que nous avons même besoin d’émotions pour être rationnels. Cœur et raison peuvent donc bien fonctionner à l’unisson. En effet, les émotions sont des indicateurs indispensables pour comprendre ce qui nous entoure, percevoir et retenir ce qui est important pour nous et bien communiquer. Bien sûr, cette citation nous rappelle et peut nous interpeller sur l’aspect irrationnel de certaines choses en lesquelles nous croyons parfois au plus profond de nous sans aucune explication. Mais n’oublions pas que les décisions plus sages font souvent appel aux émotions, consciemment ou à notre insu. Dès lors, développons notre intelligence en nous basant sur nos émotions. Dépassée par des émotions qui nous mènent par le bout du nez, notre raison est aveuglée, coupée des émotions elle est aveugle, informée par ces mêmes émotions, elle en ressort éclairée

(Ce billet a initialement été publié dans Gael)


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01 JANVIER 2017

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En cette période de fin d’année, il est de coutume de se projeter dans l’avenir : la période de Noël ou déjà, l’an neuf et ses bonnes résolutions.
Bien souvent, ces souhaits grandioses ne sont que des lieux communs et parlent de prospérité, de réussite, de santé. Des facteurs sur lesquels nous n’avons en fait que peu d’impact. D’où cette envie de vous partager des souhaits concrets pour vivre au présent tous les mois de l’année, tournés vers l’essentiel.
Je vous souhaite de vous rappeler que quelle que soit la couleur ou la forme des nuages, le ciel immense les contient tous et n’est pas plus joyeux sans eux qu’avec,
Je vous souhaite de continuer à regarder les petites choses qui vont bien, particulièrement quand beaucoup d’autres choses vont moins bien,
Je vous souhaite d’apprendre à développer votre attention en écoutant vraiment le chant de l’oiseau dans l’arbre devant chez vous, de savourer avec tendresse le sourire de cette grand-mère qui regarde son petit enfant,
Je vous souhaite d’oser réveiller vos enfants au milieu de la nuit pour les voir pointer leurs petits doigts vers le ciel étoilé, émerveillés par la bouleversante beauté du monde,
Dans ce monde du toujours plus, je vous souhaite de cultiver le moins : simplifier nos existences pour mieux savourer et partager ce que la vie nous offre,
Lorsque tout s’accélère, je vous souhaite de ralentir, afin de redécouvrir le simple plaisir de marcher,
Dans un univers de performance et d’efficacité, je vous souhaite de temps en temps de parfois faire des choses sans but
Dans un environnement qui nous motive à davantage consommer, je vous souhaite de découvrir ce que vous pouvez offrir
Je vous souhaite de vous arrêter tous les jours, sans autre raison que de porter attention à votre respiration, comme si votre vie en dépendait. Parce que c’est le cas.
Je vous souhaite de vous arrêter, pour gouter le moment, juste celui-ci. Je vous souhaite « d’être » en cet instant et ce quelles que soient toutes les choses encore à « faire ».
De tous les moments urgents de votre agenda, je vous souhaite de ne pas rater le plus important. La vie nous donne un et un seul rendez-vous, ici et maintenant.
(une version de ce billet a été publié dans la magazine AMDB de décembre)


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27 DéCEMBRE 2016

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« Accomplis ta tâche puis fais un pas en arrière. C'est le seul chemin qui conduise à la sérénité. » Lao Tseu

Lorsque nous nous engageons dans une activité ou un nouveau projet, c’est souvent « pour » quelque chose. Nous faisons du sport pour être en meilleure forme, ou pour gagner, lançons une nouvelle activité pour atteindre un but, récolter l’admiration des autres. Bien évidemment, avoir des objectifs est nécessaire pour continuer à se
mettre en mouvement, à avancer. Cependant, être excessivement, voire uniquement, attachés au résultat peut avoir des conséquences indésirables. La première, c’est le stress que nos exigences nous imposent. La deuxième, c’est le risque d’être déçus si le plan ne se déroule pas comme prévu. La troisième est que, trop obsédés par le résultat, nous risquons de passer à côté de la joie, de la satisfaction que l’expérience en elle-même peut nous procurer. 
Je pense à ces automobilistes qui laissent passer les piétons, puis s’énervent parce qu’ils ne reçoivent pas de merci. Faire et puis abandonner…
Quelle serait l’alternative ? Reconnaître que nous n’avons pas le contrôle sur tout, et qu’en réalité, nous ne pouvons pas faire plus que de notre mieux. En d’autres mots, il s’agit d’essayer de ne pas se fixer sur le résultat une fois que nous nous sommes mis en route, au risque sinon de ne pas être en mesure de pleinement apprécier le chemin. D’une certaine manière, faire ce pas en arrière, c’est oser faire confiance à la vie, sans résignation mais avec acceptation. Réaliser au plus profond de nous que nous ne contrôlons pas grand chose du mystère de la vie et en savourer tous les ingrédients. 


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22 DéCEMBRE 2016

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«On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu'une» Confucius 

Ne vivons nous pas trop souvent comme si nous étions immortels, en consacrant beaucoup de temps et d’énergie à ce qui, à l’échelle de notre vie, ne représente qu’un détail, et en tous cas pas l’essentiel ? Entre prises de tête pour des broutilles, délais professionnels impossibles à tenir, projets et exigences d’un quotidien bien rempli, on pourrait bien risquer de passer à côté de ce qui compte vraiment...
Penser à la mort, et en particulier à la nôtre, c'est le genre de chose qu'on essaie d'éviter, d’oublier. Dans la Grèce Antique, les philosophes proposaient à leurs élèves d’y penser quotidiennement. Sans tomber dans le morbide, se rappeler que nous ne faisons que passer, n’est ce pas un bon moyen d’être pleinement présents à notre vie et de célébrer tout ce qu’elle a à nous offrir ? Avec cette conscience aigue de la valeur de l’instant présent, on savourera d’autant mieux les petits bonheurs quotidiens, on se rappellera de dire aux gens qu’on aime qu’on les aime...
Savoir que la durée de notre présence sur terre est incertaine nous permet de mieux en goûter chaque moment et de revenir à l'essentiel. Conscients de la fragilité de la vie, nous arriverons mieux à relativiser ce qui nous arrive et à prendre du recul face aux contrariétés, difficultés et drames qui jalonnent et bousculent notre existence.


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11 OCTOBRE 2016

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"Deviens ce que tu es" Nietzsche

Dans nos sociétés occidentales, nous sommes nombreux à ne pas nous aimer beaucoup. Certains passent une grande partie de leur vie à se plaindre, à dénigrer ce qu’ils ont ou à convoiter l’herbe qui leur paraît plus verte chez le voisin: une situation sociale, un attribut physique, un trait de caractère, un don particulier… Nous aimerions devenir quelqu’un d’autre, une sorte de version 3.0 de nous-même, qui serait digne d’admiration. Cette tendance est source de tensions et de tristesse. Par contraste, cette citation nous invite à ôter le masque des apparences, du jugement, et à se regarder avec douceur et bienveillance, dans une perspective tout autre: notre nature profonde est parfaite

Devenir qui nous sommes, c’est s’engager sur un chemin de retour à nous-même: en somme, une nouvelle naissance tout en authenticité et cohérence. Comment retrouver en nous le chemin de cette perfection, cette qualité d’être unique, lumineuse et sereine, qui est toujours là, mais dont nous avons parfois perdu jusqu’au souvenir? Quelques questions peuvent nous y aider: «Qu’est ce qui est vraiment essentiel à mes yeux? Qu’est ce qui me touche au plus profond de moi? Que puis-je faire ici et maintenant pour incarner cet essentiel?» Devenir qui nous sommes nous permet de jouer la petite musique de notre vie, qui nous connecte à la grande symphonie de l’existence.

(Cette chronique a été publiée dans le n° de Gaël de juillet)